Bar à Bières

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Brasserie artisanale

Location de Fûts et machines à bière

522, 209

Selon les historiens, l'origine  de la bière remonterait,à la même époque que le pain, aux origines de la culture de l'orge, c'est-à-dire à l'âge de pierre. 


Mais les premiers documents archéologiques relatant la fabrication de boissons fermentées a base de grains
 datent de 4000 ans avant l'ère chrétienne 
à Babylone. Ce sont des tablettes d'argile révèlant l'existence d'une boisson fermentée appelée Sikaru, Des stèles révèlent que cette boisson, servie dans des Maisons de bière tenues par des femmes, se buvait à l'aide de pailles ou de roseaux. Il en existait dix-neuf types, dont l'un, adouci au miel, destiné aux femmes. 


La bière détenait un important pouvoir économique dans cette civilisation comme mode de paiement en nature des salaires et prestations : le personnel du domaine recevait trois litres de bière, les femmes du harem cinq litres tout comme les intendants. 

Le roi Hammourabi (1730-1690 av. J.-C.) fut l'auteur du plus ancien des codes, il réglementa le fabrication et la vente de cette boisson. Cette loi était dure : car si il aya vait des tricheries sur la qualité ou la quantité, les auteurs pouvaient se voir enterrés vivants, ou encore noyés... dans leur propre bière, dit-on. 



En Egypte :
C'est en Egypte que commença réellement l'épopée de la bière, où elle devint à la fois
 une boisson nationale consacrée au dieu du soleil Osiris, mais aussi un monopole d'Etat


Les brasseurs égyptiens faisaient fermenter, dans du jus de dattes, du pain d'orge émietté auquel ils ajoutaient ensuite  outes sortes d'ingrédients destines a enrichir et à accentuer le goût : cumin, gingembre, myrte... Celle-ci portait le nom de « zythum ». D'origine divine, cette boisson bénéficie de la double protection d'Isis, la déesse de l'orge, et d'Osiris, patron des brasseurs.

Tout d'abord, la bière fût une boisson d'offrande religieuse liée aux cérémonies funéraires, comme le révèle le Livre des morts : " Je siège sur mon trône... Je reçois les offrandes de mes autels, je bois des cruches de bière à la nuit tombante". De plus, lorsque tout était fini, pour le dernier voyage, le plus pauvre des Égyptiens emmenait avec lui quatre sortes de bières. 

Tout le monde y va donc de sa pierre pour améliorer le goût et la qualité de la bière, comme cet empereur romain, Domitien (51-96) interdit la culture des vignes sur les terres où les céréales peuvent pousser. Le paysan arrache le vigne, plante de l'orge... et fabrique de la bière.

En Gaule (chez nous, quoi...)



Tout le monde connaît la célèbre « cervoise » de nos ancêtres les Gaulois. L'origine de mot se compose de " Cérès ", déesse des moissons, et de " vis " qui, en latin, signifie la force. La cervoise était une infusion d'orge germée, parfois additionnée d'avoine, de seigle ou de blé. A la différence de notre bière actuelle elle n'avait pas de houblon qui lui donne le caractère amer, donc très désaltérant. La cervoise étai était également bien plus forte en degré d'alcool. La cervoise étant une boisson si importante, qu'un dieu lui fut consacré, Sucellus. Il était représenté, une cruche dans une main, un maillet dans l'autre. Pourquoi un maillet ? Parce que le gaulois, très inventif, mais encore plus lorsqu'il s'agit de boire, inventât un conditionnement de gros pour la bière : le tonneau. Ainsi, pendant très longtemps le métier de tonnelier sera adjoint a celui de brasseur. 


Au début de notre ère, la bière connaitra des problèmes lors de l'évangélisation. La religion chrétienne venue du Sud, progresse vers le Nord de l'Europe, les vignes su sud gagnent les terres à céréales du Nord. La guerre entre la bière païenne et le vin sacré, sang du Christ, vient de commencer, et sera la partie visible de la lutte entre deux religions, deux civilisations. La communauté des cervoisiers de Paris adopta une devise qui comportait cette phrase significative : "Bacchus, Ceres aemula" (Cérès rivale de Bacchus).

Durant tout le Moyen Age, la bière va être dénoncée par les médecins, prêtres, chroniqueurs, et sera accusée de tous les méfaits. En 306, un prêtre va jusqu'à menacer les brasseurs d'excommunication! Les proverbes qui raillent la bière et vantent le vin se retrouvent dans toutes les chroniques du Moyen-Age : "Qui boit du vin se régénère. Qui boit de la bière dépérit " La bière se retrouve ainsi associée aux pratiques occultes et aux sabbats. 


Victime de cette véritable guerre des religions, celle qui fut le breuvage des dieux va devenir la boisson du vaincu. Elle devient alors la boisson des pauvres, servie dans des cruches de terre, elle n'est plus digne de figurer sur les tables des nobles. Mais ce combat opposait en réalité, d'après certains historiens, le christianisme au protestantisme. Et ce surtout en France, car les moines étrangers jouèrent un grand rôle dans la fabrication de la bière, en y apportant des techniques nouvelles avec l'aide de certains souverain s comme Wenceslas 1er, roi de Bohème, qui établit la peine de mort pour quiconque exporterait des boutures de houblon de son pays. Ce même roi obtint du pape Innocent IV la révocation d'un édit interdisant la fabrication de la bière, ce qui n'empêcha pas les chrétiens français de continuer à lutter contre cette boisson.

Pendant ce temps, le houblon se répand de plus en plus, entre autres grâce à Jean sans Peur (1371-1419), dijonnais, duc de Bourgogne, qui créa l'ordre du Houblon, dont la mission consistait à répandre l'utilisation de la plante dans tout le pays, son rôle sera déterminant. Autre fait très important, alors que se termine le Moyen Age, le mot « bière » apparaît pour la première fois dans un texte officiel.

Nous sommes en 1435. Guillaume IV émet la très renommée « Reinheitsgebot » : la Loi de pureté. Cette loi visant a inciter le peuple a boire plus de bière, en améliorant la qualité.

Plus tard, Louis XIV a signé ce qui a failli être l'arrêt de mort de la bière en France. A cette époque, le droit coutumier stipulait que "nul ne pouvait brasser de la bière s'il n'avait passé avec succès son examen de maître brasseur". Louis XIV ayant besoin d'argent institua le monopole de la fabrication au plus offrant. La vente de la bière étant d'un bon rapport, les riches spéculateurs se battirent, les prix montèrent, et les brasseurs perdirent leurs brasseries au profit d'ignares en matière de bière. La qualité de la bière baissant, les consommateurs -ayant eux aussi un palais...- se tournèrent vers les quelques maîtres brasseurs qui subsistaient, lesquels regagnèrent le marché, les autres faisant faillite. C'est ainsi que la bière fut sauvée par le goût et le savoir-faire . 

Durant le XVIII° et le XIX° siècle, peu de grandes innovations, la bière entre dans l'Encyclopédie et les expositions universelles permettent de découvrir les productions étrangères. 

Durant le XIX°, se développent surtout des lieux d'échange et de conversation autour d'une bière, tavernes, pubs, etc... 

Au début de XXè, le texte de Guillaume IV, est toujours e
n vigueur, et a été adopté par la Norvège et la Suisse. Les Bavarois y sont également encore très attachés, car en 1919, la Bavière, pour entrer dans la République, exigea : 
- que l'emploi de l'expression "Etat libre" soit conserve pour désigner la Bavière ;
- qu'une commission bavaroise distincte siège au Vatican ;
- que la Reinheitsgebot soit toujours en vigueur. 

Et enfin, au début du XXI°, à Billère, un petit village du Sud-Ouest de la Gaule (devenue "France"), s'ouvrit l'EUROPUB, un estaminet chaleureux et convivial, tenu par un irréductible amoureux de la Bière, qui n'en est pas à son premier coup d'essai, ni à son dernier...